Bossuet l'avait dit

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"Dieu se rit des hommes qui se plaignent des conséquences alors qu'ils en chérissent les causes".

C'est en reprenant cette citation que Nicolas Hulot illustre le moment que nous traversons, ce flottement entre la croissance débridée et une croissance régulée.

Il considère que la prise de conscience de l'urgence écologique a été  spectaculaire mais que le changement des comportements va moins vite que l'aggravation des phénomènes observés. Nous continuons à nourrir les poissons d'élevage avec des poissons sauvages ( il faut 7 kg de poissons sauvages pour nourrir un kg de poissons d'élevage). Nous perdons 1% de biodiversité par an...

Nicolas Hulot considère que l'état doit mettre en place de véritables réformes : une fiscalité écologique, avec une contribution énergie climat qui donne un prix au carbone. Le produit de cette contribution serait redistribué aux ménages et aux entreprises concernés. Les sommes perçues divisées par le nombre de foyers fiscaux permettraient ainsi de verser une allocation égale pour tous. Il serait temps, selon lui, de développer des mesures dissuasives à côté des mesures incitatives : exiger des travaux à chaque changement de propriétaires avec des aides, instaurer immédiatement la taxe à l'essieu pour les camions, rendre opposable à tout projet
d'urbanisme la création de la trame verte et bleue pour préserver la biodiversité.....

Nicoals Hulot est un acteur majeur de la prise de conscience de l'urgence écologique . Il envisage éventuellement de se présenter aux élections législatives européennes, si c'est utile.

Nous pensons, nous, qu'il ne doit pas hésiter une seule seconde!!!! Quand à nous,.... Il faut porter au sein des structures dans lesquelles nous évoluons : entreprises, collectivités, associations, famille, école, sa pensée et ses propositions.

Il ne faut rien lâcher, rien.

Il faut porter cette parole haut , éviter que le besoin de marketing écologique ne prenne le pas sur les urgences de fond.

Il faut casser cette pratique qui consiste à parler de DD sans en comprendre les mécanismes et sans chercher à mettre en oeuvre des actions concrètes, lisibles.

Il n'y a pas de profit politique, à tirer à être le premier à mettre en place des programmes dit de DD s'ils ne sont pas concertés et portés par tous. Il y a impérieuse nécessité, urgence, et obligation à réunir tous les décideurs pour continuer à convaincre, à faire des choix même impopulaires, à proposer des gammes d'actions réalistes, immédiates.

La légitimité politique sur le DD reviendra à ceux qui se seront préoccupés du fond avant de se jeter sur la forme.

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