130 métropoles européennes s'engagent

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130 métropoles européennes se sont engagées à sensibiliser leurs citoyens au changement climatique en adoptant des politiques ambitieuses notamment en matière de marchés publics durables. Mais pour atteindre des résultats, ces villes soulignent la nécessité pour les gouvernements centraux de déléguer davantage de pouvoir.

Selon la Commission européenne, les villes sont au cœur des efforts de l’UE en matière de développement durable. En janvier 2006, l’exécutif européen a lancé une stratégie thématique pour l’environnement urbain. Mais cette stratégie a une portée limitée puisque l’UE ne dispose pas de compétences directes en matière d’urbanisme. En attendant, ses politiques sectorielles dans les domaines du transport, de l’environnement et des affaires sociales ont un impact significatif sur les villes.
 
En mai 2007, les ministres européens en charge du Développement urbain et de l’aménagement de l’espace ont en outre tenté de jeter les bases d’une nouvelle politique urbaine européenne avec la signature de la Charte de Leipzig sur la ville européenne durable.
En janvier 2008, près de 100 maires de toute l’Europe ont signé une convention des maires dans laquelle ils se sont engagés à dépasser les objectifs définis par l’UE en vue de réduire les émissions de CO2 de 20 % d’ici 2020.
 
 
La voix des villes face au réchauffement climatique
 
Selon le communiqué publié le 27 octobre par EUROCITIES, les villes sont les mieux placées pour évoquer certaines questions avec les citoyens, notamment celle du changement climatique. Signalant que plus de 70 % de la population européenne vit dans un contexte urbain, le communiqué indique en outre que des changements au niveau local en matière de gestion des déchets ou de transports publics peuvent aider à faire face à ce défi mondial.
 
Une déclaration sur le changement climatique émanant d’un réseau de gouvernements locaux de quelque 130 métropoles situées dans 34 pays européens témoigne de l’engagement des villes à prendre des mesures locales pour lutter contre le changement climatique.
Quoique non contraignante, cette déclaration offre une ligne de conduite pour la mise en œuvre de politiques locales pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en impliquant l’ensemble des acteurs locaux et en améliorant l’aménagement urbain, le transport, la mobilité, les énergies renouvelables et la diversification de la production d’énergie.
 
Parmi les actions proposées figurent les mesures suivantes :
  • adopter des politiques ambitieuses et durables en matière d’approvisionnement énergétique,
  • développer des partenariats innovants dans les domaines de la recherche et de l’enseignement supérieur,
  • limiter l’expansion urbaine anarchique et développer des villes compacte,
  • créer de nouveaux éco-quartiers,
  • construire des bâtiments à faible consommation énergétique,
  • développer de nouvelles formes de mobilité,
  • développer la production d’énergies renouvelables.
 
Pour réaliser les objectifs mondiaux en matière de changement climatique, notamment celui de l’UE de réduire de 20 % d’ici 2020 les émissions de CO2, le soutien des Etats membres est clairement indispensable, mais il ne peut plus suffire, a indiqué Gérard Collomb, président d’Eurocities et maire de Lyon. Les Etats devraient non seulement déléguer aux villes le pouvoir d’agir au niveau local en vue de réduire les émissions, mais aussi leur fournir, avec l’Union européenne, les fonds nécessaires pour des initiatives soutenant les domaines des transports publics, du logement et de l’énergie, a-t-il ajouté.
 
 
Prochaines étapes :
  • 20-21 nov. 2008 : une conférence sur le financement de la convention des maires aura lieu à Helsinki, en Finlande.
  • Sept. 2009 : la Commission devrait publier un rapport sur la situation des villes européennes.
 
Source : Euractiv du 10.11.08

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