Ils sont objecteurs de croissance

Publié le par Alexandra

Samedi sur M6 l'émission 66 minutes traitait des objecteurs de croissance, des hommes et des femmes qui refusent la société de consommation et qui considèrent que" leur carte bleue est plus efficace que leur vote".

En effet en consommant différemment , ils boycottent le système . Dans ce reportage on découvrait une maman de Montreuil qui visite une cantine scolaire en tant que déléguée des parents et déplorant que" tout soit calibré au point d'oublier le goût...". Elle a décidé de faire autrement.

Avec d'autres parents, ils font manger à tour de rôle leurs enfants. Ils les nourissent avec des produits locaux, de saison achetés chez un agriculteur qu'ils paient à l'année.

70 familles ont passé un contrat avec cet agriculteur, le coût de chaque repas leur revient à cinq euros par jour et par enfant.

Cette émission nous faisait aussi découvrir un jeune homme qui construit comme beaucoup d'autres sa maison écologique ...et son voisin trouvant ce geste trop symbolique au regard des choix de vie du plus
grand nombre.

Evidemment, il y a de plus en plus de reportages TV, radio, écrit qui parlent de ces nouveaux consommateurs. Ils apparaissent toujours sereins et organisent leur vie avec tellement de bon sens.
Et pourtant ça n'est pas à la portée de tout le monde.

Toutes les mamans ne peuvent pas pas s'occuper de leurs petits à midi et tous les couples ne peuvent pas construire leurs maisons écologiques ou pas d'ailleurs.

C'est donc bien les institutions qui doivent amener une grosse partie des réponses, dans les achats par exemple et dans les comportements que ces achats vont induire. Mais peut on acheter pour les écoles, les maisons de retraites de la nourriture de saison et locales, y a t il assez d'agriculteurs pour faire face à la demande? à quel prix?A-ton les équipements nécessaires dans les dits établissements ? ET et , et..... quid des emplois dans les entreprises de restauratioin collective?
C'est bien là la question abordée par nicolas Hulot , lester Gordon et tant d'autres : il faut réformer l'économie, adapter les emplois aux nouvelles demandes, organiser la formation des salariés ...il faut surtout ne plus attendre ne pas rester sur des positions conservatrices au risque de choquer....

C'est la crise et avec elle le risque certain de perte de milliers d'emplois partout .
Et pourtant je pense que cette crise ne doit en aucune manière nous interdire d'organiser des tables rondes sur cette économie verte que nous devons accompagner....
L'economie verte ne peut pas se faire sans remise en question douloureuse.

Publié dans Economie

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