Enquête associations environnementales d'Aquitaine et crise écologique

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Nous vous transmettons les résultats de l'enquête de la Maison de la Nature et de l'Environnement Bordeaux-Aquitaine sur « la mobilisation des associations environnementales d'Aquitaine contre la crise écologique ».

C'est un premier travail de diagnostic qui demandera à être approfondi et affiné, mais il permet de mieux se rendre compte des milliers d'actions directes et indirectes de protection de l'environnement que mènent les 500 associations environnementales de la région grâce à leurs 60 000 adhérents (2 % des Aquitains), 
5 000 administrateurs et 850 salariés. 

Pour les 36 associations ayant répondu au questionnaire les huit principaux risques liés à la crise écologique sont :

- la réduction de la biodiversité, la dégradation de la faune et de la flore (72 %),
- la pollution de l'eau : nappes phréatiques, rivières, lacs... (72 %),
- le réchauffement de la planète et le changement climatique (67 %),
- la pollution de l'air (61 %),
- la dégradation des paysages (36 %),
- l'augmentation des déchets ménagers (28 %),
- les risques de l'industrie nucléaire (25 %),
- les catastrophes naturelles : inondations, tempêtes, séismes... (25 %)

Face à ces risques, les actions des associations se répartissent principalement entre neuf types d'activités :

- l'éducation à l'environnement naturel, urbain, les Agenda 21, les éco-gestes (56 %),
- la défense du patrimoine, du paysage, du cadre de vie (47 %),
- l'agriculture, le bio, le combat anti OGM, le jardin, la santé (42 %),
- la défense des espaces naturels, écosystèmes, de la biodiversité, faune, flore (36 %),
- la défense générale et militante de l'environnement (36 %),
- le développement durable (31 %),
- la mobilité alternative, les déplacements doux, les transports (28 %),
- les économies d'énergie, les EnR, l'éco-habitat, l'urbanisme, la santé (25 %),
- la mise en réseau généraliste, thématique ou territoriale des associations (19 %).

Un autre enseignement qui ne vous surprendra probablement pas, c'est que pour accomplir leur mission d'intérêt général, elles souffrent d'un manque de moyens humains et matériels.

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